Une batterie ne crée pas d'énergie : elle la déplace dans le temps. Tout son retour sur investissement tient à la valeur de ce décalage sur votre compteur à vous.
Les trois leviers du vrai retour sur investissement
La plupart des simulations annoncent un chiffre unique et cachent les hypothèses derrière. En pratique, les économies viennent de trois mécanismes distincts, dont le poids change d'un foyer à l'autre.
- Autoconsommation : chaque kilowattheure stocké à midi et consommé le soir est un kilowattheure que vous n'achetez plus au prix du soir.
- Écrêtage de pointe : le tarif capacitaire facture votre quart d’heure le plus haut du mois. Aplatir ce seul pic rapporte souvent plus qu’il n’y paraît.
- Valeur d'injection : quand le réseau paie peu — ou rien — ce que vous exportez, stocker vaut strictement mieux qu'injecter.
Bien dimensionner plutôt que surdimensionner
Un pack plus grand que votre consommation nocturne passe l'essentiel de l'année à moitié vide. La bonne capacité est celle qui est cyclée presque tous les jours : c'est le nombre de cycles, pas le nombre de kilowattheures, qui se transforme en argent.
Une batterie cyclée chaque jour à 80 % se rembourse plus vite qu'une plus grosse cyclée à 40 %.
C'est aussi pour cela que la modularité compte. Démarrer à la capacité que vous cyclez réellement aujourd'hui, puis ajouter un module quand l'usage grandit, garde tout le système du bon côté de cette courbe.
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